PRIMS Full-text transcription (HTML)
[1]
JOURNAL du DÉPARTEMENT des BOUCHES de l’ELBE oder: Staats - und Gelehrte Zeitung des Hamburgiſchen unpartheyiſchen Correſpondenten.
Anno 1812. (Am Freytage, den 16 October.)
No. 166.

Je saisis le premier moment de tranquillité que me laisse la scène de désolation dont je viens d’être à la fois témoin et victime. Eta - bli depuis vingt années en Russie, j’avois, comme tous les étrangers qui ne sont ni mu - siciens, ni danseurs, ni marchands de modes, ni maîtres de langues, eprouvé tous les ef - fets du caractère jaloux, astucieux et in - téressé des négocians russes; mais quoique souvent volé par des débiteurs de mauvaise foi, dépouillé par des spéculateurs, chicané par des procureurs, j’étois parvenu à former une maison solide et à amasser une fortune honnête. Hélas! le fruit de vingt années de travaux a été perdu dans une heure; les in - cendiaires ont detruit la majeure partie de mes magasins, et je me trouverois même, avec ma famille, sans toit, sans asile, si les troupes françaises n’avoient arrêté les flam - mes qui déjà menaçoient ma maison.

La féroce joie avec laquelle des hommes, n’ayant rien à perdre, mettoient le feu à la Slobode allemande, qui étoit à Moscou ce que le faubourg Saint-Antoine est à Paris, n’avoit rien d’étonnant pour ceux qui con - noissent la haine dont tout Russe est animé contre ces mêmes étrangers à qui la Russie doit sa civilisation ébauchée; mais, le croi - roit-on? ces incendiaires montroient presque le même contentement en brûlant les maisons de leurs propres compatriotes! Ce fait, dont j’ai été temoin, s’expliqueroit peut-être en admettant que ceux qui ont brulé Moscou étoient sûrs de n’être pas blàmés à Péters - bourg. Depuis long-temps j’ai observé les symptômes de cette envieuse rivalité qui

Jch ergreife den erſten Augenblick der Ruhe, den mir die Scene der Verwuͤſtung uͤbrig laͤßt, von der ich ſelbſt Ze[u]ge und Opfer geweſen bin. Seit 20 Jahren in Rußland etablirt, hatte ich, ſo wie die Fremden, die nicht Muſikanten, Taͤnzer, Mo - denhaͤndler und Sprachmeiſter ſind, alle Wirkungen des eiferſuͤchtigen, liſtigen und intereßirten Cha - racters der Rußiſchen Kaufleute erfahren; indeß obgleich oft von ſchlechten Schuldnern hintergan - gen, von Speculanten beraubt und von Advocaten chicanirt war’s mir doch gegluͤckt, ein ſolides Haus zu errichten und ein gutes Vermoͤgen zu ſammlen. Aber ach! die Frucht von 20jaͤhrigen Arbeiten iſt in einer Stunde verſchwunden. Die Brandſtifter haben den groͤßten Theil meiner Ma - gazine vernichtet, und ich wuͤrde mich mit meiner Familie ohne Obdach und ohne eine Freyſtatt be - finden, wenn nicht die Franzoͤſ. Truppen den Flammen Einhalt gethan haͤtten, die ſchon mein Haus bedrohten.

Die wilde Freude, womit Menſchen, die nichts zu verlieren haben, in der Deutſchen Slobode, die zu Moscau das war, was die Vorſtadt St. Antoine zu Paris iſt, Feuer anlegten, hatte nichts Auffallendes fuͤr diejenigen, welche den Haß ken - nen, den jeder Ruſſe gegen eben die Fremden hegt, denen Rußland ſeine angefangene Civiliſation ver - dankt. Allein, ſollte man’s glauben! eben dieſe Brandſtifter zeigten faſt dieſelbe Zufriedenheit, in - dem ſie die Haͤuſer ihrer eigenen Landsleute in Brand ſteckten! Dieſe Thatſache, von der ich Zeuge geweſen, erklaͤrt ſich vielleicht dadurch, daß diejenigen, die Moscau in Brand ſteckten, ſicher waren, zu St. Petersburg nicht getadelt zu wer - den. Seit langer Zeit habe ich die Symptome dieſer neidiſchen Rivalitaͤt bemerkt, welche zwiſchen

[2]

existoit entre l’ancienne et la nouvelle capi - tale de l’Empire. Moscou, ville plus asiati - que qu’européenne, avoit conservé les prin - cipes de barbarie et de ferocité qui ont rem - pli l’histoire de la Russie de tant de pages ensanglantées; c’étoit à Moscou que se réu - nissoient ces familles anciennes qui ont tou - jours montré de l’éloignement pour la mai - son régnante; c’étoit que se retiroient tous ces courtisans qu’une disgràce jetoit dans le parti des mécontens; c’étoit que se for - moient ces conspirations qui si souvent ont précipité les souverains de la Russie du haut de leur trône.

Sans l’antipathie de la plupart des hommes en place et en crédit contre le peuple de Moscou, on n’auroit probablement jamais conçu l’affreux projet d’incendier une ville commerçante et manufacturière de 300000 ha - bitans. Mais si quelque intrigant a pu faire croire à la cour de Pétersbourg qu’en brû - lant la meilleure ville de l’Empire, on - montroit que cette ville étoit inutile à la prospérité de l’état, une illusion aussi étrange sera bientôt dissipée, lorsqu’on verra la ruine des négocians de Moscou suivie de celle de toutes les places de commerce de la Russie.

Quelques personnes assurent aussi avoir re - connu parmi les incendiaires un certain nom - bre de Cosaques. La haine de cette nation, particulière contre les habitans de Moscou, est connue de tous les voyageurs. Des An - glais qui, en 1802, parcoururent le pays des Cosaques, dans les voitures faites à Mos - cou, furent salués par ce cri: Moskosski ca - naille! Canaille de Moscou! On assure même que plusieurs bandes de Cosaques s’en sont retournées dans leurs foyers, chargées du bu - tin qu’ils ont fait sur les infortunés Mos - covites.

Ce qu’il y a de remarquable, c’est que l’a - vant-veille de l’arrivée des Français, le peu - ple de Moscou croyoit encore les Russes vic - torieux. Le gouverneur avoit inspiré une telle terreur, que quiconque auroit osé ex - primer un doute à ce snjet, auroit été livre à la furenr du peuple. Un riche banquier juif ayant demandé l’autorisation de se ren - dre à Twer avec ses effets les plus précieux, a été trainé en prison au milieu des huées d’une multitude féroce.

Deux mille Espagnols, de ceux qui préce - dent l’armée anglaise, ayant attaqué le 20 Septembre dernier les postes de la brigade du général Gauthier, près Prodanos; ce - néral rénnit une partie de sa brigade et se porta sur l’ennemi; il a attaqué à son tour et a enlevé an pas de charge plusieurs fortes positions sur lesquelles l’ennemi s’était établi. Les soldats des 118e et 119e régimens ont franchi tous les obstacles du terrein, et sont parvenus à déloger l’ennemi et à le forcer

der alten und neuen Hauptſtadt des Reichs exi - ſtirt. Moscau, mehr eine Aſiatiſche als Euro - paͤiſche Stadt, hatte die Grundſaͤtze der Wildheit und Barbarey beybehalten, welche die Geſchichte Rußlands mit ſo vielen blutigen Seiten angeſuͤllt haben. Moscau war’s, wo ſich die alten Familien vereinigten, die immer Abneigung gegen das re - gierende Haus gezeigt haben; nach Moscau bega - ben ſich alle jene Hofleute, die durch eine Ungnade in die Parthey der Mißvergnuͤgten geworfen wur - den; zu Moscau wurden jene Verſchwoͤrungen an - gezettelt, welche die Rußiſchen Souverains ſo oft vom Thron geſtoßen haben.

Ohne die Antipathie der meiſten in Aemtern und in Credit ſtehenden Perſonen gegen die Einwohner von Moscau, waͤre man vielleicht nie auf den ſchreck - lichen Anſchlag verfallen, eine Handels - und Ma - nufacturſtadt von 300000 Einwohnern in Brand zu ſtecken. Wenn aber ein Jntrigant dem Petersbur - ger Hofe hat glauben machen koͤnnen, daß, wenn man die beſte Stadt des Reichs einaͤſcherte, man zu erkennen gaͤbe, daß dieſe Stadt fuͤr die Wohl - fahrt des Reichs unnuͤtz ſey, ſo wird eine ſo ſon - derbare Verblendung bald verſchwinden, wenn man ſehen wird, daß auf den Ruin der Kaufleute zu Moscau der Ruin aller Rußiſchen Handelsplaͤtze folgt.

Einige Leute verſichern auch, daß ſie unter den Brandſtiftern eine gewiſſe Anzahl von Coſacken bemerkt haben. Der beſondere Haß dieſer Nation gegen die Einwohner von Moscau iſt allen Rei - ſenden bekannt. Englaͤnder, welche im Jahre 1802 in Wagen, die zu Moscau verfertigt worden, durch das Land der Coſacken paßirten, wurden mit dem Geſchrey empfangen: Moskoßki Canaille! Moscauiſche Canaille. Man verſichert ſogar, daß verſchiedene Coſacken-Haufen nach ihrer Heymath zuruͤckgekehrt ſind, beladen mit der Beute, die ſie den ungluͤcklichen Moscovitern abgenommen hatten.

Merkwuͤrdig iſt es, daß zwey Tage vor dem Ein - ruͤcken der Franzoſen das Volk zu Moscau fort - dauernd glaubte, daß die Ruſſen Sieger waͤren. Der Gouverneur hatte ein ſolches Schrecken ein - gefloͤßt, daß jeder, der ſich unterſtanden haͤtte, einen Zweifel in dieſer Ruͤckſicht zu erkennen zu geben, der Volkswuth wuͤrde Preis gegeben ſeyn. Da ein reicher Juͤdiſcher Banquier um die Erlaub - niß erſucht hatte, ſich mit ſeinen koſtbarſten Effecten nach Twer zu begeben, ſo ward er unter dem Aus - ziſchen einer wilden Volksmenge nach dem Geſaͤng - niſſe geſchleppt.

Da 2000 Spanier, von denjenigen, die der Engl. Armee vorangehen, am 20ſten Sept. die Poſten der Brigade des Generals Gauthier bey Prodanos an - gegriffen hatten; ſo vereinigte dieſer General einen Theil ſeiner Brigade, ruͤckte gegen den Feind, griff ihn ſeiner Seits an und nahm im Sturmſchritt mehrere ſtarke Stellungen des Feindes ein. Die Soldaten des 118ten und 119ten Regiments beſieg - ten alle Hinderniſſe des Terrains, vertrieben den

[3]

à se retirer sur Villafrancs. On a fait 150 prisonniers.

Le général Gauthier se loue de la conduite des troupes; du capitaine de la 1re compagnie de voltigeurs du 118e; de l’adjudant-major M. Massard; du capitaine Mauthon, officier distingué; il fait aussi l’éloge de la conduite des aides-de-camp Bourgouin et Chevrel, qui ont constamment conduit les tirailleurs, - livré des prisonniers français et fait des pri - sonniers espagnols. Le général Maucune, sous les ordres duquel se trouve le général Gauthier, a saisi cette occasion pour rendre justice à la bravoure et à l’intelligence de ce général.

En lisant les proclamations de leurs gouver - neurs russes, les prières burlesques de leur bouche d’or et les détails de toutes les céré - monies superstitieuses, avec lesquelles ils s’ef - forcent d’enflammer le fanatisme du peuple, on se rappelle qu’il employèrent les mêmes moyens, lorsque Charles XII., qui aurait ren - versé le trône des Czars, s’il eût montré au - tant de prévoyance et de sagesse que de bra - voure, luttait avec une poignée d’européens contre les forces réunies de leur empire. La farce moderne de S. Serge et des opérateurs de miracles, peut être comparée à l’ancienne comédie de S. Nicolas. Voltaire nous a trans - mis les voeux publics qu’ils adressèrent au patron de la Russie après la journée de Narva. O toi, qui es notre consolateur perpétuel dans toutes nos adversités, grand S. Nicolas, infiniment puissant, par quel péché t’avons - nous offensé dans nos sacrifices, génuflexions, révérences et actions de graces, pour que tu nous aies ainsi abandonnés? Nous avions imploré ton assistance contre ces terribles, insolens, enragés, épouvantables, indompta - bles destructeurs, lorsque comme de lions et des ours qui ont perdu leurs petits, ils nous ont attaqués, effrayés, blessés, tués par mil - liers, nous qui sommes ton peuple. Comme il est impossible que cela soit arrivé sans sortilège et enchantement, nous te supplions, ô grand S. Nicolas, d’être notre champion et notre porte-étendard, de nous délivrer de cette foule de sorciers, et de les chasser bien loin de nos frontières avec la récompense qui leur est due.

En comparant cette prière à la lettre que l’archevêque de Moscou adressait à l’Empe - reur Alexandre, en lui envoyant l’image de S. Serge, on doit avouer que la raison a fait peu de progrès parmi les russes.

Au lieu de défendre la nouvelle Jérusalem, les Russes l’ont incendiée; et Rastopchin, dont le nom sera désormais une injure, n’a pas craint de dévoner à la mort la plus cruelle trente mille de ses compatriotes blessés au champ d’honneur. Il y a dans ce crime un caractere de férocité qui révolte l’imagina - tion. Les sauvages habitans des forêts amé - ricaines brûlent leurs ennemis; mais ils n’ont

Feinde noͤthigten ihn zum Ruͤckzuge nach Villa Franca. Man hat 150 Gefangne gemacht.

General Gauthier ruͤhmt das Betragen der Trup - pen, des Capitains der erſten Voltigeur-Compag - nie des 118ten Regiments, des Adjutant-Majors, Herrn Maſſard, des Capitains Mauthon, eines ausgezeichneten Officiers; auch ruͤhmt er das Be - tragen der Adjutauten Bourgouin und Chevrel, welche die Scharfſchutzen beſtaͤndig angefuͤhrt, Fran - zoͤſiſche Gefangne befreyt und Spaniſche Gefan[g]ne gemacht haben. General Maucune, unter deſſen Befehl General Gauthier ſteht, hat dieſe Gelegen - heit ergriffen, um der Tapferkeit und Einſicht die - ſes Generals Gerechtigkeit wiederfahren zu laſſen.

Wenn man die Proclamationen der Rußiſchen Gou - verneurs, die borlesken Gebete ihres goldnen Mundes, und die Details aller aberglaͤubigen Ce - remonien lieſet, womit ſie den Fanatismus des Volks zu entflammen ſuchen, ſo erinnert man ſich, daß ſie dieſelben Mittel gebrauchten, als Carl der Zwoͤlfte, der den Thron der Czaare umgeſtoßen haͤtte, wenn er ſo viele Vorſicht und Weisheit als Tapferkeit bewieſen, mit einer Handvoll Europaͤer gegen die vereinigte Macht ihres Reichs kaͤmpfte. Die jetzige Farce des heiligen Sergius und der Wunderthaͤter kann mit der alten Comoͤdie des heiligen Nicolas verglichen werden. Voltaire mel - det uns die oͤffentlichen Gebete, welche die Ruſſen nach der Schlacht bey Narva gegen die Schweden an den Schutzheiligen Rußlands richteten. O du, der du unſer beſtaͤndiger Tr[]ſter in unſerm Un - gluͤck biſt, großer, unendlich maͤchtiger, heiliger Ni - colas, wodurch haben wir dich bey unſern Opfern, Kniebeugen und Dankſagungen beleidigt, daß du uns ſo verlaſſen haſt? Wir haben dich um deinen Beyſtand gegen dieſe ſchrecklichen, verwegnen, ra - ſenden, fuͤrchterlichen und unbezwinglichen Verheerer angefleht, als ſie wie Loͤwen und Baͤren, die ihre Jungen verlohren, uns angegriffen, in Schrecken geſetzt, verwundet und zu Tauſenden get[]dtet ha - ben, uns, die wir dein Volk ſind. Da es unm[]g - lich iſt, daß dieſes ohne Hexerey und Zauberey ge - ſchehen, ſo flehen wir dich[a]n, großer heiliger Ni - colas, unſer Schutz und S[ch]irm zu ſeyn, uns von dieſen Haufen von Zauberein zu befreyen und ſie weit von unſern Graͤnzen zu vertreiben, mit dem Lohne, der ihnen gebuͤhrt.

Wenn man dieſes Gebet mit dem Schreiben ver - gleicht, welches der Erzbiſchof von Moscau bey Ueberſendung des Bildniſſes des heiligen Sergins an den Kayſer ſchrieb, ſo muß man geſtehen, daß die Vernunft wenige Fortſchritte in Rußland ge - macht hat.

Anſtatt das ne[u]e Jeruſalem zu vertheidigen, haben die Ruſſen es in Brand geſteckt, und Ro - ſtopſchin, deſſen Name kuͤnftig eine Beleidigung ſeyn wird, hat ſich nicht geſcheut, 30000 ſeiner Mit - buͤrger, die auf dem Felde der Ehre verwundet worden, dem Tode zu uͤberliefern. Dieſes Ver - brechen hat einen Character von Grauſamkeit, welche die Einbildungskraft emp[]rt. Die Wilden, welche die Americaniſchen Waͤlder bewohnen, ver - brennen ihre Feinde; nie aber haben ſie ihre eige -

[4]

jamais livré aux flammes leurs propres guer - riers. Il était réservé à un russe de donner an monde le premier exemple d’un tel forfait.

Supposons un moment que la victoire ait pu étre infidèle au courage de nos soldats et au génie de leur auguste chef, et faisons - nous violence pour envisager les malheurs dont l’Europe seroit la proie. Que de mas - sacres! que de ravages! que d’incendies! quels excès de toute espèce n’auroient pas commis les barbares qui détruisent leur pro - pre pays, qui mettent le feu à leurs moissons et à leurs cités, quand ils n’osent ou ne peu - vent plus les défendre! Quels flots de sang verseroit dans Vienne, dans Varsovie, dans Berlin, ou dans Paris, le monstre, indigne du nom d’homme, qui a pu incendier Mos - cou, brûler trente mille des plus braves sol - dats de son maître, blessés dans les combats pour sa défense, et s’exposer à perdre sans aucune nécessité une population de 300000 ames! Gràces aux progrès des lumières; gràces au génie qui nous gouverne et défend avec nous la grande famille des nations - vilisées, le torrent dévastateur est arrêté dans sa course; il ne franchira plus la barrière élevée par la victoire. Oui, nous le répé - tons, l’Europe est sauvée. Jamais victoire ne fut plus glorieuse et plus utile, jamais les peupies ne durent plus d’actions de gràces à l’éternel Arbitre des destinées.

Des lettres de Valence, à la date du 19 Septembre, dïsent que le maréchal duc de Dalmatie étoit parvenu à opérer sa réunion avec l’armée du maréchal duc d’Albufera.

Dans sa séance de ce jour, la Classe de la langue et de la littérature française, a élu M. Alexandre Duval à la place vacante dans son sein par la mort de M. Légouvé.

M. le général Rapp est du nombre des - néraux blessés à la bataille du 7. Il étoit de service auprès de l’Empereur, lorsque le - néral Compans étant blessé, S. M. le chargea de prendre le commandement de sa division. Mais bientôt il fut atteint de deux coups de pistolet; l’un au bras, l’autre à la cuisse, qui fut en outre froisée par un boulet de canon; malgré cela, ce général n’a point abandonné son poste, et a continué pendant trois heures de commander la division avec sa bravoure accoutumée; alors un biscayen le frappa à la hanche gauche, le renversa de cheval, et l’o - bligea de quitter le champ de bataille. Par un bonheur rare, il n’a rien en de fracturé, et l’on espère que, dans un mois, il sera en état de reprendre son service. (J. de l’Emp.)

M. le général de Simbschen, qui était en arrestation à Vienne, a passé par Prague, pour se rendre à Toeplitz. (Journal de Paris.)

L. A. le prince et la princesse royale sont

nen Krieger den Flammen uͤberliefert. Es war den Ruſſen vorbehalten, der Welt das erſte Bey - ſpiel einer ſolchen Schandthat zu geben.

Laßt uns einmal annehmen, daß der Sieg dem Muthe unſerer Soldaten und dem Genie ihres erhabenen Chefs haͤtte ungetreu ſeyn koͤnnen, und das Ungluͤck bedenken, dem Europa ausgeſetzt waͤre. Welche Maſſacren, welche Verheerungen, welche Brandſtiftungen, welche Exceffe aller Art wuͤrden nicht die Barbaren begangen haben, die ihr eignes Land verwuͤſten, ihre Erndten und Staͤdte in Brand ſtecken, wenn ſie ſelbige nicht mehr vertheidigen koͤnnen. Welche Str[]me von Blut wuͤrden zu Wien, zu Warſchau, zu Berlin oder zu Paris das Ungeheuer vergießen, unwuͤr - dig des Namens eines Menſchen, der Moscau in Brand ſtecken, 30000 der bravſten Soldaten ſeines Herrn, die in den Gefechten zu ſeiner Vertheidi - gung verwundet worden, verbrennen und ohne alle Noth eine Volksmenge von 300000 Menſchen dem Elende uͤberliefern konnte. Dank ſey es den Fort - ſchritten der Aufklaͤrung, Dank dem Genie, wel - ches uns beherrſcht und mit uns die große Fa - milie der civiliſirten Nationen vertheidigt, der verheerende Strom iſt in ſeinem Laufe aufgehal - ten; er wird die durch den Sieg beſtimmten Graͤn - zen nicht uͤberſchreiten. Ja, wir wiederholen es, Europa iſt gerettet. Nie war ein Sieg glor[r]eicher und nuͤtzlicher, nie hatten die Voͤlker mehr Ur -[ ſ] ache, dem ewigen Lenker der Schickſale ihre Dank - opfer darzubringen.

Briefe aus Valencia vom 19ten Sept. melden, daß der Marſchall, Herzog von Dalmatien, ſeine Vereinigung mit der Armee des Marſchalls, Her - zogs von Albufera, bewerkſtelligt hat.

Die Claſſe des Jnſtituts fuͤr die Franzoͤf. Sprache und Litteratur hat an die Stelle des verſtorbenen Herrn Légouvé, den Herrn Alexander Duval zu ihrem Mitgliede erwaͤhlt.

Der General Rapp iſt auch unter der Anzahl der in der Schlacht am 7ten September bleßirten Ge - nerals. Er verſah den Dienſt beym Kayſer. Als General Compans verwundet wurde, erhielt er von Sr. Maj. den Auftrag, das Commando der Divi - ſion zu uͤbernehmen. Allein bald darauf wurde er von 2 Piſtolenſchuͤſſen getroffen, einen am Arm und den andern im Schenkel, und eine Kanonenkugel ſtreifte ihm den letztern; deſſen ungeachtet hat die - ſer General ſeinen Poſten nicht verlaſſen, und die Diviſion noch 3 Stunden lang mit ſeiner gewoͤhn - lichen Tapferkeit commandirt, als eine Standrohr - kugel ihm die linke Huͤfte traf, ihn vom Pferde warf, und noͤthigte, das Schlachtfeld zu verlaſſen. Durch ein ſeltenes Gluͤck wurde ihm nichts zer - brochen, und man hofft, daß er in einem Monat oder 6 Wochen wieder im Stande ſeyn wird, ſeinen Dienſt zu uͤbernehmen.

Der Herr General von Simbſchen, der zu Wien arretirt war, iſt durch Prag paßirt, um ſich nach Toͤplitz zu begeben.

Vorgeſtern Abend um 6 Uhr verließen Jhre Koͤn. Hoheiten, der Kronprinz und die Kronprinzeßin,

[5]

parties avant-hier à 6 heures du soir, pour aller passer le reste de l’automne á Insbruck.

Le corsaire danois Rostock s’était emparé d’un navire chargé de denrées coloniales, et le conduisait à Langeland. Le 2 Octobre de grand matin, 2 frégates et un brick, ennemis, s’approchèrent, pour reprendre le bàtiment. Le major Hoegh-Guldberg répondit vivement à leur feu avec sa divison d’artillerie vo - lante. Le combat dura depuis 7 jusqu’à 2 heu - res d’après midi, que l’ennemi se retira. Nous avons trois morts et 3 blessés. La perte de l’ennemi est très-considérable. Un vais - seau de ligne et un brick avaient renforcé l’ennemi à 8 heures et demie. Il fut forcé de brùler un des ses bricks.

L’entrée victorieuse de Sa Majesté l’Empe - reur Napoléon à Moscou, a été célébrée en cette ville le 4 Octobre par un Te Deum, chanté dans l’église catholique, auquel toutes les autorités civiles et militaires qui resident à Stralsund, ont assisté.

Madame l’épouse de Mr. le Vice-Consul de France a bien voulu donner aux pauvres de l’église un témoignage de sa bienfaisance en quétant pour leur profit pendant la célébra - tion de cette glorieuse solemnité.

Le soir il a été réprésenté à la salle du spectacle, un petit ballet allégorique qui a excité l’enthousiasme des jeunes Militaires français et les cris nombreux de Vive l’Em - pereur!

Notre gazette officielle contient ce qui suit:

Le 9 au soir, l’aide-de-camp et major de Wrangel a apporté à Sa Majesté un rapport de M. le lieutenant-général de Yorck, daté de Mitau le 8 Octobre, contenant le résultat des combats que le corps prussien, sous les or - dres de ce général, a livré a l’ennemi. Les troupes de S. M. ont conservé et maintenu avec distinction dans ces différens combats l’antique gloire de l’armée prussienne, et ont entièrement déjoué les plans importans de l’ennemi, qui, s’ils avaient été mis à exécu - tion, auroient pu avoir pour elles de fàcheux résultats.

Dès le 19 Septembre, le bruit s’était - pandu que la garnison de Riga avait été ren - forcée et entreprendrait une attaque géné - rale, dirigée particulièrement contre Mitau.

Le 27 Septembre, l’ennemi commença ses attaques, étant très-supérieur en nombre. Nos troupes se retirèrent à dessein, évacuant instantanément la ville de Mitan. Le 29 Sep - tembre, le général de Kleist se trouva en - gagé dans un combat très-vif, à la suite du -

unſre Kreis-Hauptſtadt, um den uͤbrigen Theil der ſchoͤnen Herbſtzeit in Jnſpruck zuzubringen.

Der Daͤniſche Kaper Roſtock hatte ſich eines Kauf - fahrteyſchiffs bemaͤchtigt, welches mit Colonialwaa - ren beladen war und es nach Langeland abgefuͤhrt. Am 2ten October, um Uhr Morgens, naͤherten ſich 2 Fregatten und eine Brigg, um es wieder zu nehmen. Der Major Hoegh Guldberg ließ ſie ſich auf Kartaͤtſchenſchußweite naͤhern und beantwortete lebhaft ihr Feuer mit feiner Diviſion reitender Ar - tillerie. Das Gefecht dauerte von Uhr Mor - gens bis 2 Uhr Nachmittags, wo die feindlichen Schiffe zur Flucht gezwungen wurden. Wir haben 3 Todte und 3 Verwundete; der Verluſt des Fein - des muß viel betraͤchtlicher ſeyn. Ein Linienſchiff und eine Brigg verſtaͤrkte den Feind um Uhr vergebens.

Der ſiegreiche Einzug Sr. Majeſtaͤt des Kayſers Napoleon in Mosca[u]iſt am 4ten October in hie - ſiger Stadt durch ein ſolennes Te Deum in der Katholiſchen Kirche gefeyert worden. Es wohnten demſelben alle in Stralſund anweſenden Civil - und Militair-Behoͤrden bey.

Die Gemahlin des Hrn. Vice-Conſuls von Frank - reich hat den Armen dieſer Kirche einen lebhaften Beweis ihrer Wohlthaͤtigkeit gegeben, indem ſie fuͤr dieſelben waͤhrend der ſtillen Andacht dieſer erha - benen Feyer perſoͤnlich die reichlichen Beytraͤge der Anweſenden einſammelte.

Am Abend ward im hieſigen Schauſpielhauſe ein allegoriſches Ballet anfgefuͤhrt, welches den Enthu - ſiasmus der jungen Franzoͤſiſchen Krieger erregte, und vom unzaͤhlig wiederholten Freudenrufe: Es lebe der Kayſer! begleitet wurde.

Unſere Hofzeitung enthaͤlt folgendes:

Am 9ten, Abends, uͤberbrachte der Koͤn. Fluͤgel - Adjutant und Major v. Wrangel Sr. Majeſtaͤt, dem Koͤnige, einen Rapport des General-Lieute - nants v. Yorck aus Mitau vom 3ten October uͤber die Reſultate der mehrtaͤgigen Gefechte, welche das unter den Befehlen dieſes Generals ſtehende Preußi - ſche Truppen-Corps mit dem Feinde gehabt und durch welche daſſelbe den alten Waſſenruhm der Preußiſchen Truppen auf eine ausgezeichnete Weiſe bewaͤhrt, und einen wichtigen Plan des Feindes, der in ſeinen Folgen ſehr empfindlich haͤtte ſeyn koͤnnen, gaͤnzlich vereitelt hat.

Seit dem 19ten Sept. hatte ſich das Geruͤcht verbreitet, daß die Garniſon von Riga verſtaͤrkt worden und daß ſie einen allgemeinen Angriff un - ternehmen wuͤrde, wobey die Haupt-Colonne gegen Mitau beſtimmt ſey.

Am 27ſten Sept. fieng der Feind ſeine Angriffe mit großer Ueberlegenheit an. Unſre Truppen zo - gen ſich abſichtlich zuruͤck und raͤumten auf einen Augenblick Mitau. Am 29ſten Sept. hatte der General von Kleiſt ein ſehr heftiges Gefecht, wo -

[6]

quel l’ennemi fut culbuté et forcé de repas - ser la rivière de l’Aa, avec perte de 4 à 500 hommes.

Le rapport finit ainsi qu’il suit:

Le 2 Octobre, on a poursuivi l’ennemi, qui s’est retiré sous les murs de Riga, et on n’a pu lui enlever ce jour, qu’une vingtaine de cosaques et quelques centaines de traineurs.

L’ennemi a éprouvé, dans ces glorieuses affaires, une perte de 4 à 5000 hommes; on lui a fait en outre 2500 prisonniers et enlevé une pièce de canon. Notre perte se monte tont au plus à 1000 hommes, tant tués que blessés.

Dans le nombre des officiers qui se sont particulièrement distingués, le général en chef cite entr’autes le général-major de Kleist, dont l’attaque savante, du 29 a amené les heu - reux résultats annoncés ci-dessus, le capitaine de Schack de l’état-major, le capitaine d’ar - tillerie Rentzel, ainsi que tous les com - mandans de bataillons et de régimens.

Ce qui prouve combien la victoire remportée par les Prussiens a été importante, c’est que le gouverneur-général d’Essen étoit arrivé à Mitau, pour y réorganiser le gouvernement de cette province, qu’il croyoit déjà recon - quise.

Le général de Yorck, désirant procurer aux troupes quelque repos après d’aussi grandes fatigues, a pris une position auprès de Mitau, par laquelle il s’est assuré des défilés d’Eckau et donné les moyens d’avancer sur Riga. Les avant-postes ont repris leurs anciennes po - sitions tout près de cette ville.

La nuit du 11 Octobre a été funeste aux flottes ennemies. Nous apprenons par des voyageurs, arrivant de Stralsund, que qua - torze bàtimens marchands et un brick de guerre, anglais, ont péri sur la côte nord-est de l’isle de Rugen.

Plusieurs chalouppes, pleines de monde, sont parvenues à gagner la terre, on leur a donné les secours que reclamait leur po - sition.

On ignore au juste la somme des dèsastres; elle doit avoir été considérable à en juger par la vivacité et la continuité des signaux de détresse, qui se prolongeaient au loin.

bey der Feind[geworfen und zum Ruͤckzug uͤber die Aa, mit Verluſt von 4 bis 500 Mann an Gefan - genen genoͤthigt wurde.]

Der Bericht ſchließt auf folgende Art:

Am 2ten October wurde dem Feinde nachgeſetzt; derſelbe gieng indeß bis Riga zuruͤck, und man konnte von ihm weiter nichts, als noch 20 Coſacken und einige hundert Traineurs (Nachzuͤgler) als Gefangne einholen.

Das Preußiſche Corps hat in dieſen ſiegreichen Gefechten dem Feinde, deſſen Totalverluſt in 4 bis 5000 aus dem Gefecht geſetzten Koͤpfen beſteht, uͤber 2500 Gefangene und 1 Kanone abgenommen, aber auch freylich ſelbſt einen Verluſt von h[]ch - ſtens 1000 Mann an Todten und Bleßirten gehabt.

Unter den Officiers, welche ſich ruͤhmlichſt aus - gezeichnet haben, nennt der commandirende Gene - ral beſonders den Generalmajor von Kleiſt, deſſen vorzuͤglicher Angriff am 29ſten die gemeldeten gluͤck - lichen Reſultate hervorgebracht hat; den Staabs - Capitain von Schack vom Generalſtaabe, Artillerie - Capitain von Renzel, ſo wie alle Commandeurs der Regimenter und Bataillons.

Wie wichtig der Sieg der Preußen geweſen, er - hellet daraus, daß der General-Go[u]verneur von Eſſen bereits aus Riga nach Mitau gekommen war, um die neue Regierungs-Einrichtung der ſchon von ihm als wieder erobert geglaubten Provinz zu treffen, was nun ſo unerwartet vereitelt worden.

Der General von York hat, um den Truppen nach ſo großen Anſ[t]rengungen eine Erholung zu verſchaffen, eine Stellung bey Mitau genommen, bey welcher er der Defiléen der Eckau und jedes etwa dienlichen Vorruͤckens nach Riga verſichert iſt. Auch haben die Vorpoſten die alten Stellun - gen bis nahe an die Stadt wieder eingenommen.

Die Nacht vom 11ten October iſt verderblich fuͤr die feindlichen Flotten geweſen. Durch Reiſende, die von Stralſund kommen, erfahren wir, daß 14 Engliſche Kauffahrteyſchiſſe und eine Kriegsbrigg auf der nord[]ſtlichen Kuͤſte der Jnſel Ruͤgen ver - ungluͤckt ſind.

Verſchiedene mit Menſchen angefuͤllte Schalup - pen hatten das Gluͤck, das Land zu erreichen, wo man ihnen den Beyſtand geleiſtet hat, den ihre Lage erforderte.

Man kennt noch nicht den ganzen Umfang der Ungluͤcksfaͤlle. Nach der Lebhaftigkeit und der Fort - dauer der Noth-Signale zu urtheilen, die ſich weit in die Ferne erſtreckten, muͤſſen[] ſie betraͤchtlich ſeyn.

L’église réformée françoise de Hambourg perdit le 9e d’Octobre le premier de ses pas - teurs, Monsieur Jean Saunier, natif de Ber - lin. Il mourut après dix jours de vives souf - frances, dans la 74ème année de sa vie. En - core candidat en 1762, il édifioit par ses pré - dications l’église, qu’il desservit pendant un demi-siècle avec un zèle infatigable. Ses lu - mières, ses talens et ses vertus lui conci - lièrent non-seulement l’amitié et l’estime de ses plus intimes connoissances, mais encore

Am 9ten October verlohr die reformirte Fran - zoͤſiſche Gemeinde zu Hamburg den aͤlteſten ihrer Prediger, Herrn Jean Saunier, aus Berlin, ei - nen redlichen, verdienſtvollen Mann. Er ſtarb im 74ſten Jahre ſeines Alters, nach einer ſchmerzlichen Krankheit von 10 Tagen. Als Candidat kam er im Jahr 1762 in dieſe Stadt, und betrat ſchon damals den Lehrſtuhl der Kirche, welcher er im Ganzen funfzig Jahre mit unermuͤdetem Eifer diente. Ze[u]gen ſeiner Thaͤtigkeit und Selbſtver - laͤugnung in Erfuͤllung ſeiner Amtspflichten waren

[7]

la considération de tous ses concitoyens. Tous pleurent en lui et un digne pasteur, entière - ment dévoué aux devoirs de son état, et un respectable père de famille, qui fit le bon - heur des siens et un homme a tous égards d’un mérite distingué. Que ses cendres re - posent en paix!

alle Glieder ſeiner Gemeinde, Zeugen ſeiner haͤus - lichen Tugenden als Gatte und Vater ſeine ver - trauteren Freunde. Sie alle empfinden tief mit der wuͤrdigen Familie des Verſtorbenen die ſchmerz - hafte Wunde, die ſein Verluſt ihnen ſchlaͤgt; denn ſie alle verliehren in ihm ſowol den vaͤterlichen Fuͤhrer zur hoͤhern, geiſtigen Ausbildung, als das Vorbild ſo mancher Tugenden. Sanft ſchlummere er einem frohen Erwachen entgegen!

Dem Kayſerl. Ruß. Fluͤgel-Adjutanten, Grafen Orlow, ehemals Mitglied der Kayſerl. Rußiſchen Geſandtſchaft in Berlin, ſind in der Schlacht bey Mojalk beyde Beine von einer Kanonenkugel ab - geſchoſſen worden.

Am Sonnabend, den 24ſten October, um 12 Uhr Mittags, ſoll im Hotel der Mairie die Erbanung eines Krahns zu Nothenburgs-Ort oͤffentlich an den Mindeſtnehmenden verlicitirt werden. Das Naͤ - here daruͤber iſt im Secretariat der Mairie zu er - fahren.

Der Maire Abendroth.

Am Sonnabend, den 24ſten October, Mittags 12 Uhr, ſoll im Hotel der Mairie die Grabung und Erbauung eines Brunens im Hospice de ch[a]rité (dem ehemaligen Hanf-Magazin) auf dem Hamburgerberge oͤffentlich an den Mindeſenehmen - den verlicitirt werden. Das Naͤhere iſt im Se - cretariat der Mairie zu erfahren.

Der Maire Abendroth.

Am Dienſtage, den 27ſten October, um Uhr Morgens, ſollen auf dem Bauhofe verſchiedene Mo - bilien und Geraͤthe, worunter auch Muͤnz-Geraͤth - ſchaften, imgleichen einige Kutſchen und Stuhlwa - gen, oͤffentlich an den Meiſtbietenden verkauft wer - den. Das Naͤhere daruͤber iſt im Secretariat der Mairie zu erfahren.

Der Maire Abendroth.

Einberufung von Conſcribirten.

Mein Anfangs 1811 nach der Fremde gegangener Sohn, Johann Hinr. Friedr. Meyer, wird dringend von mir, ſeinem bekuͤmmerten Vater, aufgefordert, ſich ſchleunig wieder hier einzufinden, um der Con - ſcription ein Genuͤge zu leiſten.

Johann Heinrich Meyer, Schiffs-Zimmermeiſter.

Der abweſende Conſcriptionspflichtige, Juͤrgen Jacob Arvid Kaſtmann, wird von ſeinem Vater aufgefordert, ſich zu ſtellen, um der Conſcription Genuͤge zu leiſten.

E. A. Kaſtmann.

Meinen Sohn, Heinrich, welcher ſich den 19ten Sept. dieſes Jahrs heimlich von mir entfernt hat, fordere ich dringend auf, ſich je eher je lieber zu Hauſe zu begeben, um der Conſcription von 1812 Genuͤge zu leiſten.

Andreas Ohl.

Jch fordere meinen Sohn, Johann Chriſtian Fick, hiemit auf, ſich zur Conſcription von 1812 zu ſtellen.

Clas Peter Fick.

Meinen Sohn, S. H. Bauer, fordere ich hiemit auf, ſich unverzuͤglich zur Conſcription zu ſtellen und derſelben Genuͤge zu leiſten.

M. H. Bauer.

Avis aux actionnairés de la Saline de Lunebourg.

Un décret Impérial rendu à Wilna le deux Juillet 1812, ordonne que la reconnaissance sera faite des droits de tous les actionnaires intéressés, à quelque titre que ce soit, à la saline de Lunebourg.

Qu’un commissaire spécial du Gouvernement en fera l’examen.

Que chacun sera tenu de lui adresser sa - clamation et ses titres à l’appui dans le délai de six mois à dater du 1er Juillet de la même année.

Enfin que jusqu’à la production des titres dans le délai presorit, et à la reconnaissance du droit de propriété, aucun dividende ou parts d’intéréts ne seront payés.

Tous les actionnaires de la saline de Lune - bourg sont en conséquence invités à se confor - mer au dit décrét Impérial et à adresser à Mr. le commissaire spécial à Lunebourg leurs réclamations et leurs titres.

Il s’empressera de faire la reconnaissance voulue par le décret et d’en soumettre le - sultat à la commission de liquidation à Ham - bourg qui statuera et ordonnera s’il y a lieu, la rentrée en jouissance des actionnaires.

Le commissaire spécial, Haudry de Soucy.

Avis.

Le Contrôleur principal faisant office de Directeur du Bureau de Garantie, a l’hon - neur de prévenir Messieurs les assujetis à se[8]bureau, que conformément aux lois et - glemens sur les Monnaies, les fabricants d’ouvrages d’or et d’argent et est tous ceux qui ont eu leur possession des Laminoirs, sont tenus sous le délai de huit Jours d’en faire la Déclaration, à la Mairie, à la Préfecture, et au Bureau de Garantie, il les prévient en outre qu’il est le seul à Hambourg qui réprésente l’administration centrale et géné - rale des Monnaies, et que c’est à lui à qui l’on doit s’adresser pour tout ce qui concerne le maintient du titre des Matières et ouvra - ges d’or et d’argent, ainsi que tout ce qui à rapport à la surveillance et à la circulation de la fausse Monnaie.

Bignon, Contrôleur principal.

Neue Schriften fuͤr Militairs und Militair - Jnſtitute.

Aſter, C. H., die Lehre vom Angriffe und von der Vertheidigung der Feſtungen, erſter Band, mit 4 Kupfertafeln in Fol.,

iſt bey uns erſchienen und bis Michaelis im Praͤn. Preiſe von 1 Rthlr. 18 Gr. zu bekommen. Der Ladenpreis iſt 2 Rthlr. 12 Gr.

Arnoldſche Buchhandlung.

Von Guſtav Schillings ſaͤmmtlichen Schriften iſt der 16te, 17te und 18te Band unter dem Titel: Geſchichten von G. Schilling, 3 Theile,

erſchienen und fuͤr 2 Rthlr. 6 Gr. im Praͤn. Pr., im Ladenpreiſe aber fuͤr 3 Rthlr. zu haben.

Dieſe Geſchichten ſind nicht mit den im vorigen Jahre als 12ter, 13ter, 14ter und 15ter Band her - ausgekommenen Erzaͤhlungen in 4 Theilen zu 4 Rthlr. zu verwechſeln.

Alle 18 Baͤnde kann man bey baarer Zahlung noch fuͤr den Praͤnumerationspreis von 13 Rthlr. 12 Gr. durch alle ſolide Buchhandlungen erhalten. Der Lade[n]preis iſt 18 Rthlr.

Jn den drey Baͤndchen Geſchichten iſt enthal - ten: 1) Daniel, der Bergknappe. 2) Angiolo. 3) Die Schlittenfahrt. 4) Der Schatz. 5) Coͤleſtine, 2 Theile. 6) Die Saite, ein Nachtſtuͤck. 7) Die Aſchenfrau. Ein Seitenſtuͤck zum Gallapfel in den Erzaͤhlungen. 8) Lottchens Freyer. Eine Poſſe in 2 Theilen. 9) Das Nonnenbad. 10) Der Baͤr und ſein Fuͤhrer. 11) Die Opfer. 12) Malchens Eroͤffnungen.

Arnoldſche Buchhandlung.

Fuͤr Eltern und Vormuͤnder.

Eine hieſige bekannte Familie wuͤnſcht ein oder zwey junge Maͤdchen aus der gebildeten Claſſe in ganze Penſion zu nehmen. Bey freundſchaftlichem haͤuslichen Umgange wuͤrden Mutter und Tochter ſich bemuͤhen, zu ihrer ſittlichen Bildung, ſo viel ſie koͤnnten, beyzutragen und in allen weiblichenHand[-]Arbeiten ſie zu unterrichten. Naͤhere Nach - richt in der Expedition des Correſpondenten.

Bekanntmachung.

Die bisherige Handlungs-Verbindung unter der Firma Chriſtian Freytag et Sohn iſt mit dem heu - tigen Dato gaͤnzlich freundſchaftlich aufgehoben. Die Liquidation der Geſchaͤfte von dieſer Firma uͤbernimmt Chriſtian Freytag ſenior fuͤr ſeine allei - nige Rechnung. Erſuchen dahero alle, die noch etwas zu fordern haben, unter der Firma Chriſtian Freytag et Sohn, ſich bis Ausgang dieſes Jahrs 1812 bey Chriſtian Freytag ſenior zu melden.

Chriſtian Freytag et Sohn.
Zugleich wird bekannt gemacht, daß jeder ſeine eigene Handlung fuͤr ſich allein unter ſeinem Namen fuͤhrt, welches hiemit unſern Freunden ergebenſt anzeigen
Chriſtian Freytag ſenior. Chriſtian Freytag junior.

Johanna Juliana Chriſtiana Eliſabeth Behelin, aus Dresden gebuͤrtig, wird aufgefordert, Familien - Verhaͤltniſſe wegen ſich zu melden. Sollte ſonſt jemand von dem Aufenthalt dieſer Perſon Nach - richt geben koͤnnen, der wird ergebenſt erſucht, es T. L. Weber, auf dem Theilfeld No. 149 in Ham - burg, anzuzeigen.

Ein Bedienter von geſetzten Jahren, welcher lange bey ſeiner Herrſchaft geweſen und ſich die Zufrie - denheit ſeiner Gebieter erworben hat, ſucht bey einer Herrſchaft dieſen Martini in Dienſt zu kom - men; er verſteht ſein Fach gruͤndlich. Naͤhere Nachricht im Nachweiſungs-Comtoir von H. F. Quillfeldt beym Zuchthauſe No. 124.

Zum oͤffentlichen Verkauf der zur Concursmaſſe des Bonis-Cedenten Jochim Bruͤtt gehoͤrigen, zu Wedel belegenen Beſitzung cum pert., iſt Ter - minus auf den 23ſten dieſes Monats, als den Frey - tag nach dem 21ſten Sonntage Trinitatis, anbe - rahmet; ſolches wird hiemit bekannt gemacht, da - mit die Kaufliebhaber ſich an dieſem Tage, Vor - mittags um 11 Uhr, im hieſigen Concurs-Gericht einfinden.

Levetzau. M. Matthieſſen.

Die vom Moskowiſchen Adelichen Vormund - ſchafts-Gerichte beſtaͤtigten Vormuͤnder der Nach - laſſenſchaft und Kinder des in Frankreich verſtor - benen Capitains Nicolay von Luginin laden hie - mit alle diejenigen, denen obgemeldeter Capitain von Luginin fuͤr ſeine eigene Perſon ſowol, als durch Buͤrgſchaft ſchuldig verblieben ſeyn koͤnnte, ein, ſich mit ihren in Haͤnden habenden Schuld - ſcheinen und Documenten binnen dem nach den Geſetzen anberaumten Termine bey dem Herrn wuͤrklichen Staats-Rath und Ritter Joachim von Koͤnecke, wohnhaft im Moskowiſchen Fuͤndlings - Hauſe, zu melden. Alle abſeiten des verſtorbenen Nicolay von Luginin gegebene Vollmachten werden hiemit foͤrmlich annullirt.

About this transcription

TextAm Freytage, den 16. Oktober
Author[unknown]
Extent8 images; 6222 tokens; 2657 types; 42423 characters
Responsibility Alexander Geyken, ed.; Susanne Haaf, ed.; Bryan Jurish, ed.; Matthias Boenig, ed.; Christian Thomas, ed.; Frank Wiegand, ed.

Britt-Marie SchusterManuel WilleArnika LutzNote: Bereitstellung der Texttranskription.Note: Bitte beachten Sie, dass die aktuelle Transkription (und Textauszeichnung) mittlerweile nicht mehr dem Stand zum Zeitpunkt der Übernahme des Werkes in das DTA entsprechen muss.2014-07-28T09:56:41Z CLARIN-DNote: Langfristige Bereitstellung der DTA-Ausgabe

EditionVollständige digitalisierte Ausgabe.

About the source text

Bibliographic informationAm Freytage, den 16. Oktober . Hamburg1812. Journal du Département des Bouches de l'Elbe oder: Staats- und Gelehrte Zeitung des hamburgischen unpartheyischen Correspondenten

Identification

Staats- und Universitätsbibliothek Hamburg Carl von Ossietzky SUB-Hamburg, X/7569https://kataloge.uni-hamburg.de/DB=1/XMLPRS=N/PPN?PPN=130729078

Physical description

Fraktur

LanguageGerman
ClassificationZeitung; ready; correspondent

Editorial statement

Editorial principles

Bogensignaturen: keine Angabe; Druckfehler: keine Angabe; fremdsprachliches Material: gekennzeichnet; Geminations-/Abkürzungsstriche: wie Vorlage; Hervorhebungen (Antiqua, Sperrschrift, Kursive etc.): wie Vorlage; i/j in Fraktur: wie Vorlage; I/J in Fraktur: wie Vorlage; Kolumnentitel: keine Angabe; Kustoden: keine Angabe; langes s (ſ): wie Vorlage; Normalisierungen: dokumentiert; rundes r (ꝛ): wie Vorlage; Seitenumbrüche markiert: ja; Silbentrennung: wie Vorlage; u/v bzw. U/V: wie Vorlage; Vokale mit übergest. e: wie Vorlage; Vollständigkeit: vollständig erfasst; Zeichensetzung: wie Vorlage; Zeilenumbrüche markiert: ja; Die Ausgabe enthält französischsprachige Artikel.

Publication information

Publisher
  • dta@bbaw.de
  • Deutsches Textarchiv
  • Berlin-Brandenburg Academy of Sciences and Humanities (BBAW)
  • Berlin-Brandenburgische Akademie der Wissenschaften (BBAW)
  • Jägerstr. 22/23, 10117 BerlinGermany
ImprintBerlin 2019-12-10T11:36:24Z
Identifiers
Availability

Distributed under the Creative Commons Attribution-NonCommercial 3.0 Unported (German) License.

Holding LibraryStaats- und Universitätsbibliothek Hamburg Carl von Ossietzky
ShelfmarkSUB-Hamburg, X/7569
Bibliographic Record Catalogue link
Terms of use Images served by Deutsches Textarchiv. Access to digitized documents is granted strictly for non-commercial, educational, research, and private purposes only. Please contact the holding library for reproduction requests and other copy-specific information.